Anesthésie générale

Anesthésie générale: qu’est-ce que c’est ?

L’anesthésie générale correspond à une suppression artificielle de la sensibilité de l’ensemble du corps.

L’anesthésie générale a donc été choisie par vous ou représente la seule technique adaptée au type de chirurgie dont vous allez bénéficier.

En général, vous serez hospitalisé la veille de l’intervention ou quelques jours avant si une préparation préopératoire ou des examens complémentaires sont nécessaires.

Ce soir-là, vous bénéficierez d’une visite pré-anesthésique réalisée en général par le médecin anesthésiste qui prendra en charge votre séjour au bloc opératoire et la période postopératoire.

Dans certains cas, cette visite est effectuée par un autre médecin, différent de celui qui s’occupera de vous, mais aussi différent de celui qui a réalisé la consultation pré-anesthésique. De toute façon, votre dossier est complet et le médecin qui doit réaliser l’acte d’anesthésie en aura une parfaite connaissance.

Il vous est toujours possible de demander un médecin anesthésiste de votre choix ; vous en avez parfaitement le droit. Ce choix devra porter évidemment sur l’un des médecins anesthésistes qui exercent habituellement dans l’établissement où vous serez hospitalisé.

Anesthésie générale: le déroulement

L’installation

L’acte lui-même est réalisé au bloc opératoire. Avant cela, vous aurez reçu par voie orale, le plus souvent une médication détendante et apaisante pour vous permettre d’appréhender cette épreuve dans les conditions les moins stressantes possible.

A votre arrivée en salle d’intervention, vous serez reçu par l’infirmière de salle d’opération, par le médecin anesthésiste et/ou par l’infirmière aide-anesthésiste, qui vous surveilleront pendant toute la durée de l’acte opératoire.

Avant l’anesthésie proprement dite, un certain nombre de capteurs vont être disposés sur différentes parties de votre corps, ceci dans le but de surveiller les fonctions dites vitales : électrocardioscope pour surveiller le rythme cardiaque, tensiomètre qui mesurera la tension artérielle régulièrement, saturomètre pour avoir en permanence le contenu en oxygène de l’hémoglobine. D’autres éléments de surveillance sont mis en place secondairement comme la mesure du taux de gaz carbonique expiré qui reflète bien le taux de ce même gaz dans le sang.

Un cathéter veineux sera posé, le plus souvent au niveau du bras. Grâce à celui-ci, il sera possible d’injecter les différents produits qui permettront de réaliser l’anesthésie générale.

Les produits utilisés

Trois types de produits sont utilisés :

  • les hypnotiques provoquant le sommeil ;
  • l’analgésique pour supprimer la douleur ;
  • les curares pour paralyser les muscles et faciliter ainsi le travail du chirurgien.

Pendant toute la durée de l’acte opératoire, ces différents produits seront administrés à intervalles réguliers selon leur durée d’action, mais aussi en fonction des impératifs chirurgicaux. Il est évident qu’un malade recevra dans le temps moins de produits anesthésiques pour une simple ablation de l’appendice (appendicectomie) que celui qui devra subir une intervention à cœur ouvert mais, dans les deux cas, et il faut bien l’avoir à l’esprit, il s’agit d’une anesthésie générale.

D’autres techniques d’anesthésie générale sont utilisées, il s’agit de techniques associant soit un neuroleptique soit un sédatif associé à un analgésique, pour obtenir des anesthésies générales moins profondes, réservées à des actes opératoires de surface peu douloureux et assez courts ou à des actes d’exploration digestive par exemple. Ces actes sont en général peu douloureux mais très inconfortables et nécessitent donc une aide de la part du médecin anesthésiste.

Anesthésie générale: le réveil

Cette phase essentielle est assurée dans une structure individualisée au sein même du bloc opératoire, par des infirmières ayant eu une formation spécifique ou par des infirmières aide-anesthésiste, sous la responsabilité du médecin anesthésiste.

Le réveil se fait en général passivement par élimination ou destruction métabolique des drogues utilisées pendant l’anesthésie. Ces produits ont une durée d’action très courte, en général de quelques minutes.

La surveillance est identique à celle qu’elle était en salle d’opération, jusqu’au moment où l’effet de ces différents produits sera épuisé.

Par contre, si l’action des hypnotiques et des curares n’est plus souhaitable, il faut à ce moment-là éviter que la douleur n’apparaisse. Dans ce but, des protocoles d’analgésie sont mis en place et seront poursuivis en secteur d’hospitalisation. Il faut savoir qu’un protocole d’analgésie doit être adapté en fonction du patient et du type de chirurgie.